Baltimore and more cooperation

Le deuxième carrefour franco-américain des industries de défense s’est tenu à Baltimore du 10 au 12 décembre 2001. Après le succès du premier carrefour organisé en décembre 1999 à Toulouse, les Etats-Unis et la France ont eu la volonté commune de reconduire cette rencontre.

Malgré la forte période d’inquiétude qui a suivi les évènements du 11 septembre, les Etats-Unis ont tenu à ce que ce carrefour soit maintenu. Celui-ci s’est déroulé « dans une ambiance de solidarité et le soutien de la France a été vivement apprécié », souligne Denis Roger, alors chef du bureau Etats-Unis/Canada à la direction de la coopération et des affaires industrielles (DCI). En écho aux préoccupations américaines centrées sur les problèmes de sécurité intérieure, la coopération a été présentée comme la principale réponse à la lutte contre le terrorisme.
Le deuxième carrefour n’a pas démenti le succès du premier. L’objectif de 300 participants a été atteint avec une égale répartition française et américaine. 75% des participants représentaient les industriels et 25 % les organisations gouvernementales. L’implication très forte des organisations professionnelles industrielles des deux pays la NDIA (E-U) et le CIDEF (Fr.) mais aussi du Département américain de la Défense et de la DGA ont, grâce à leur énorme travail d’équipe et de coordination, contribué à ce succès.

Ce type de carrefour est avant tout l’occasion de promouvoir les contacts industriels entre la France et les Etats-Unis. Il a un impact concret puisque plus de 100 rencontres « B to B » entre industriels ont eu lieu. Les commentaires soulignent que ces rencontres sont effectivement « très utiles pour les petites entreprises françaises et américaines » car elles ont peu d’occasions de nouer des contacts transatlantiques.

Pour Denis Roger, le carrefour joue donc pleinement son rôle de « facilitateur de contacts ». Il a aussi pour objectif de fournir des renseignements pratiques aux petites entreprises qui souffrent, contrairement aux grandes organisations, d’un déficit d’informations. Il s’agit de délivrer des éléments concrets, de montrer comment les organismes fonctionnent de part et d’autre, d’expliquer les méthodes d’acquisition, les procédures des marchés publics, etc. Les tables rondes sectorielles Air, Terre, Mer et C3I ont dressé le « panorama des perspectives » dans ces différents domaines. Ces tables rondes permettent de donner aux entreprises une vision future et globale. Elles peuvent leur ouvrir éventuellement de nouveaux champs d’application ou d’évolution. Enfin la présentation de « success-stories » et les échanges de bonnes pratiques contribuent à améliorer les relations franco-américaines. Ils incitent, en mettant en lumière les points positifs de la coopération, à jouer d’autant plus cette carte.

L’organisation de ce carrefour a également permis de montrer le soutien politique étatique à la coopération, tant du côté de la DGA que de son homologue américain, l’OSD (Office of Secretary of Defense).