Etudes amont
L’effort de recherche du ministère s’inscrit clairement dans une démarche d’acquisition. Les thèmes d’études retenus sont rattachés à un besoin de défense à moyen ou à long terme tout en maintenant un effort de recherche de base, garant d’une bonne réactivité face à l’évolution accélérée des technologies.
Les réflexions conduites par le ministère dans cette logique ont permis d’identifier les capacités technologiques que nous devons maîtriser.
Identifier un besoin de recherche n’implique pas nécessairement la mise en oeuvre par la défense d’un effort de recherche spécifique. La défense doit savoir en effet exploiter au mieux des synergies avec la recherche civile. Dans les domaines tirés par les marchés civils, comme l’informatique, l’électronique ou les télécommunications, la défense est amenée, à partir des technologies maîtrisées par le civil, à restreindre son effort au "petit plus" spécifique défense, qui conférera à son matériel la supériorité technologique et opérationnelle.
Dans d’autres domaines tels matériaux furtifs, guerre électronique ou défense nucléaire, la responsabilité de construire nos capacités technologiques nécessaires, à partir des compétences scientifiques et techniques civiles plus amont, repose entièrement sur la défense.
La recherche de défense s’inscrit dans un contexte spécifique qui vise à optimiser, pour un budget donné, la préparation de nos capacités technologiques qui nous mettra en posture pour :
concevoir,
réaliser ou acheter intelligemment,
les armements aptes à répondre au mieux aux besoins opérationnels futurs.
Si la recherche de défense ne peut être isolée de l’ensemble de l’effort d’innovation de la nation, bien sûr, elle doit intégrer la dimension européenne.
Aujourd’hui, les actions du ministère de la défense au niveau de la recherche se décomposent selon 2 catégories :
d’une part le financement, principalement auprès d’industriels, des actions de recherche appliquée et de technologie sur des thèmes précis, appelées "études amont". Celles-ci visent à explorer le potentiel militaire de nouvelles technologies et à mettre l’industrie de défense en position de pouvoir développer les équipements de défense dont nous avons et nous aurons besoin, grâce à la maîtrise des technologies qui leur sont liées. Le montant du budget annuel affecté aux études amont est de l’ordre de 700 M€.
d’autre part les subventions aux organismes de recherche (ONERA, ISL, CEA, écoles sous tutelle DGA : Polytechnique, ISAé, ENSTA et ENSIETA, le CNES, y compris des investissements de recherche) qui représentent un montant annuel de l’ordre de 770 M€.
En savoir plus sur :
Les études amonts de la DGA
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